
Quelle triste réalité que la victoire annoncée de l’extrême populisme à tous les scrutins du calendrier, jadis républicain, désormais piteux.
Et il serait trop facile de se contenter de jeter l’opprobre sur les quelques ambitieux sus-cités, c’est bien notre propre, malpropre en vérité, manque de conscience, manques à tous nos engagements formels ou supposés de citoyens français, européens jusqu’à preuve du contraire. C’est ma faute, ta faute, notre faute, et c’est grave, gravissime, fatal.
Alors que faire ? À quoi bon ce message in a bottle, autant pisser dans un trombone, coulisser dans la daronne, tant qu’on y est se laisser aller tel Jeffrey au vice in the cities, vicious circles I’m lost in your méandres turbulents, ivre de turpitudes et décadences, dépité.
Alors trop lâche pour prendre armes léthales, stupidités artificielles et drones pervers semant la mort via des vecteurs sans âme, je prose, je pause ma dose, j’explose virtuose de l’underdose, et j’ose avouer l’impuissance, et mon renoncement, et sans regret finalement, je vous tourne le dos.
Ma défection à la Nation ne pèse guère plus qu’un étron sur le trottoir de vos allées bourgeoises, son odeur vous effleure-t-elle à contresens, ses effluves épicées au relents de féculents fécaux et autres cassoulet? J’imagine bien en tartiner sans réserve vos costumes de dimanches morbides et tailleurs à calancher, débiloïdes impotents.
Allez, une fois, n’est pas coutume, je ne vous salue pas, ou juste avec un doigt, revenez vite je n’en ai pas fini avec l’épopée furibarde qui s’annonce sous le joug du bas front des rassemblés incultes.
Olivier W.P.
Non, je n’ai pas changé.