préambule sur le seuil d’enfers fauves


[avertissement lecteur : ce sujet est une fiction faisant référence à une période entre 1989 et 1992, suite à mon retour à Paris, alors que je sortais tous les soirs dans les clubs et autres lieux interlopes. Déconseillé aux âmes sensibles dont la pudeur etc … ]

(…) au sortir de mon activité diurne, supposée professionnelle et rémunératrice, j’avais pour coutume d’utiliser le métro plutôt que le bus, pour des raisons principalement olfactives et visuelles.

De là à ajouter à ce rite préalable à la nuit une visite au pissoir, il est une étape que je ne franchissais que très rarement. Les garçons m’attendaient peut-être déjà, ou pas, et j’avais la volonté farouche, la fierté de me présenter à eux chaque soir, même après une longue journée d’errances prolétaires, me présenter séduisant, quasi inaccessible, désirable, libre et parfois candide.

 

Je n’ai pas la prétention ici de faire un exposé sur l’usage et l’abus des lieux d’aisance publique, lieux publics d’aisance, de l’abus d’aisance en ces lieux publics. Je pense que cela a déjà été fait avec un intérêt plus ou moins évident, mais avant de descendre peu à peu la pente décadente sur laquelle je m’exerçais quotidiennement à rester la tête hors de la fange, un peu comme à la fête sur la planche savonnée, je vous invite à acquérir (ou à voler) le petit guide dont les références sont accessibles en cliquant sur lien ci-après ou sur la petite fleur, désormais symbole du recyclage de nos mictions parisiennes  . C’est bien moins rude que mon exposé, plutôt drôle et utile aux touristes et autres amateurs de promenades parisiennes.

A ne pas rater non plus, très récemment et dans l’exact quartier des Halles, berceau des fameuses before du début des 90’s   » (…) L’urinoir écolo arrive à Paris: réelle pissotière intelligente, elle permet de faire du compost et de faire pousser des fleurs (…) »

Je vous laisse le loisir et le choix dans la date pour qwanter ou googleliser ce sujet  » mairie de paris urinoir écolo … »

~

Cependant que le temps passe vite lorsque l’on voyage ainsi à travers temps, espace et déjections, aussi me limiterai-je aujourd’hui à ce préambule en ajoutant une référence fondatrice (parmi quelques centaines ou milliers, j’ai arrêté de compter en 1975).

Ce livre n’a rien à voir avec le sujet de mon billet mais la simple phrase extraite dans la citation ci dessous peut y trouver sa place.

Le clip à suivre est également hors contexte mais inspiré de Ubik, le groupe s’appelle Ubik et le morceau s’intitule Kakikouka, c’est clair? (sinon commentaires bienvenus 

Sautez dans l’urinoir pour y chercher de l’or. Je suis bien vivant, vous êtes tous morts (…)

Philip K. Dick, UBIK,  ed. Doubleday Publication date 1969

 

 

1 réflexion sur « préambule sur le seuil d’enfers fauves »

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