Sur le seuil d’enfers fauves, purgatoires mauves, paradis blancs



Sautez dans l’urinoir pour y chercher de l’or. Je suis bien vivant, vous êtes tous morts (…)

Philip K. Dick, UBIK,  ed. Doubleday Publication date 1969

pour le préambule cliquez ici

(…) notre QG c’était le restaurant situé dans la rue Saint Bon, près de l’église Saint-Mery. Quartier réputé touristique et chaud et gay, surtout un peu plus loin, à l’arrière de Beaubourg dans « le marais »

J’avais rencontré le propriétaire du lieu, probablement au Boy, ou au Bains-Douches, lieux de prédilection en cette fin des 80’s, quand l’insouciance tendait à s’estomper au profit de la peur, parfois la mort. Pourtant nous faisions naturellement tout ce qui était possible pour nous élever en les nuages du bonheur d’être libres, sans tabou, passionnés d’amour musique littérature peinture nourriture des yeux des ouïes des papilles, des organes kinesthésiques, la peau, la bouche, les oreilles, le crâne, la poitrine, le dos, le creux des reins, les pieds, les articulations, les fesses, le sexe, la prostate, et celui que tout le monde attend et peut-être le plus important, le trou de balle

J’utilisais le mien principalement pour sa fonction vitale. Depuis 1985 je me suis réservé le droit de changer d’orientation, mais rien de naturel, d’inné dans cette démarche, plutôt une option de « vengeance », de provocation à l’encontre des femmes qui ont à la fois apporté le bonheur et la terreur, la joie et les pleurs, la vie et la mort en mon existence. Je n’ai pas souvenir de connaître une longue période paisible, sans angoisse, sans drame, sans recherche d’une légèreté, tranquillité,  une paix naturelle. Nous étions plus nombreux qu’il n’y paraît dans cette situation et pourtant, ou de ce fait, chaque soir était un renouvellement des quêtes rituelles, le rire, le plaisir de se sentir libre et vivant, la jouissance, la perte du contrôle à portée de la main, de la bouche, de la bite, et pour beaucoup d’exacerber toutes ces élucubrations et expériences, aventures et errances, approche de plénitude et souffrance, so let the show begin, tonight could be the last, je crois que ce matin, avant la nuit, va être une putain de soirée…exacerber ces perceptions en ouvrant les fameuses portes avec les cocktails les plus improbables, téquila poppers, whisky buvard, coco vaseline, et puis tant et tant de nouvelles recettes, la créativité en ce domaine approche celle de la cuisine traditionnelle ou étoilée…

… comme l’anis, l’anus est étoilé

Mon lien avec FGTH « Frankie Goes To Hollywood » et en particulier l’album « Welcome To The Pleasuredome » commence à Londres en 1985 et c’est une autre histoire…ou pas vraiment, plutôt un autre possible préambule, une voie qui s’ouvre vers la résilience salvatrice, les prémices d’une possible guérison, ou du moins une voie d’échappatoire à la mort qui rode, à la déchéance psychologique et physique comme seul palliatif identifié à la souffrance morale, sentimentale, animale…  

J’en reviens à ce début de soirée, chaque soir renouvelé ou presque, et me voilà arrivant vers 19h au restaurant dont j’ai oublié le nom, retrouver mon ami le tenancier dont j’ai oublié le nom, un homme simple et complexe à la fois, cultivé et laboureur à la fois, homme de foi.

Il m’accueille comme un frère, un grand enfant, son fils, sans jamais un geste déplacé, juste de l’amitié particulière, le respect paravent au désir, la gourmandise de l’humanité avant la rage de l’instinct, rage hard, rage contenue, rage sur le nuage,

rage Ô rage

rage Ô espoir

espoir d’orage Ô rage

Ô rage

rage

[ if any member of the family should die

while in the shelter

put them outside

but remember member

 to tag them for

identification

purposes ]

 

 

~

à suivre ©® Ω.Λ.Ι ω.ρ.

… et voici quelques images évocatrices des sujets de la page suivante, ne vous inquiétez ni ne vous excitez pas trop, je ne montrerai ni ma bite (ou alors si vous me le demandez

instamment) ni les choses sales qui inévitablement adviennent en ces milieux délurés, pour le moins, décadents, pour les

bien-pensants.

Comme me dit toujours la concierges, essuyez vos extrémités avant d’entrer,

ou bien dit-elle

vos pieds?

 

 

 

3 réflexions sur « Sur le seuil d’enfers fauves, purgatoires mauves, paradis blancs »

  1. rhhooo putaing, con !! cette descente dans les 80s interlopes…. :-O https://www.youtube.com/watch?v=EqGkxj1pd9Q

    Aimé par 1 personne

    1. T’as vu ? Et ça va pas être du propre dans les pages suivantes, on se croirait chez Cyrille Collard et ses nuits fauves (sauf que moi j’étais principalement spectateurs ou cantoné au préliminaires non pénétrantes) 😈

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  2. ahhhhhhh ! la fin des années 70 et le début des 80 ! un saut dans l’inconscience d’une jeunesse perdue …….. l’insouciance …

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